Mourrons-nous vraiment?
Étrange question, n'est-ce pas? Tout dans l'univers, du simple brin d'herbe aux étoiles, nait, croît, atteint la maturité, se dégrade et meurt. C'est bien ainsi car tout peut se renouveler sans cesse. Mais cela s'applique à notre corps, indubitablement, mais qu'en est-il de notre esprit, de notre conscience et de notre âme?
Les recherches entreprises par le Dr. Sam Parnia posent des questions essentielles. (www.horizonresearch.com) Le cerveau ne serait-il que le relais de la conscience? En effet, même quand il devient impossible d'enregistrer l'activité cérébrale et que le ÉEG est à plat, plusieurs personnes témoignent d'une expérience organisée, lucide et dont la mémoire s'imprime de manière indélébile. C'est l'expérience au seuil de la mort, communément désignée par le terme EMI.
J'en ai fait l'expérience, le 13 mars 1986, à la suite d'un choc anaphylactique. Ce passage m'a profondément marquée, a changé toute ma perspective face à la mort, mais surtout, ma conception de la vie. À cette époque, je n'avais qu'une idée en tête: en finir. J'étais désespérée car je me haïssais de toutes mes forces. J'avais retourné toute la colère ressentie evers ma mère, mon ex-conjoint, et bien d'autres, contre moi-même. Je ne croyais plus en rien. J'étais terrorisée car je me sentais impuissante à changer quoi que ce soit en moi et autour de moi. Je ne croyais pas avoir l'ombre d'un choix.
Pourtant, cet incident allergique est survenu par accident. J'ai mangé un biscuit qui semblait au chocolat, mais qui en fait était au beurre d'arachide. À cette époque, la dangorosité des allergies n'était pas reconnue... J'avais pourtant vérifié auprès de la pâtissière qui, sans le savoir, m'a fait le plus merveilleux des cadeaux imaginables. Mon cœur a cessé de battre pendant que j'appelais le 911. J'avais eu envie de n'en rien faire mais mon petit garçon de 5 ans était avec moi et je ne voulais pas qu'il conserve le souvenir de sa maman qui meurt devant lui sans se préoccuper de ce qui lui adviendrait ensuite.
Avant que l'ambulance et les para-médics n'arrivent, je regardais mon corps du plafond, sans émotion. C'était fini, pensais-je et j'en ressentais un immense soulagement. Puis, j'ai entendu mon petit bonhomme qui pleurait en m'appelant. Je me suis approchée de lui dans ma forme éthérée, je l'ai pris dans ma bras et j'ai constaté que je pourrais toujours le consoler car il s'est calmé, immédiatement. J'étais libre. Ensuite, j'ai vu les secours se précipiter dans l'appartement, amener mon fils dans la cuisine à l'autre bout du couloir, prendre mes signes vitaux et commencer les manœuvres de réanimation. Ce qu'ils faisaient me semblait totalement sans importance. J'avais suivi mon fils et l'infirmier et je les ai vus jouer à s'arroser avec des seringues... ce qui m'a été confirmé plus tard. Je suis revenue dans le salon où gisait mon corps. J'ai été un peu insultée de voir la tache de sang sur la moquette... et puis ce grand bruit est arrivé. Une vibration immense, comme si je m'étais collé l'oreille sur une turbine de centrale électrique. Je me suis sentie accélérer et je me souviens avoir pensé: "tiens, ce doit être cela le fameux tunnel. En fait, c'est la matière qui redevient onde". Et c'est alors que j'ai compris que quelque chose n'allait pas! Je réfléchissais clairement, de la même façon qu'à mon habitude! Rien n'était vraiment fini...
En fait, très loin de là, car si j'ai choisi de réintégrer mon corps, 7 minutes après l'arrêt cardiaque, c'est que je venais de comprendre que je n'avais jamais rien compris à la vie! Je n'ai pas rencontré de figure spirituelle qui m'aurait enseigné ce que je ne savais pas. J'ai juste fait face à ma propre lumière - je ne saurais expliquer pourquoi, mais cela m'est apparu comme une évidence: ce n'était pas assez grand pour être Dieu, le créateur de toute chose, ce n'en était qu'une parcelle, mais combien impressionnante! Elle me reconnaissait, me ressemblait, ne me mettait aucune barrière. À ce moment, je m'attendais au "Jugement" et j'y ai trouvé l'accueil et la sollicitude. Je me sentais triste et cette lumière était la Joie absolue et douce. Je me sentais impuissante et cette force était toute puissante. Elle créait des multitudes de formes et de couleurs, d'expérience et de choix, là, tout naturellement. Je me sentais indigne d'amour et Elle m'en offrait à un point insoutenable. Je me sentais tourmentée et Elle était la Paix parfaite. C'est uniquement pour cette raison que je ne pouvais me fondre en Elle: je n'étais pas sur la même fréquence! C'était en fait une sorte d'autopunition pour toutes les petites actions dont je n'étais pas fière - et dont j'exagérais l'importance, pour toutes les pensées de haine que je n'avais jamais agies, pour tout ce que je pouvais être et que je n'avais pas su faire advenir.
C'était donc ça le but de l'existence humaine: se trouver, s'épanouir, devenir Joie, Paix, Puissance, Amour! Exprimer la nature essentielle de l'âme dans la réalité, comme un peintre qui prend plaisir à voir les formes se révéler sur sa toile, comme un musicien qui laisse vibrer les notes pour partager son émotion! Car à quoi serviraient les plus belles inspirations si elles ne prennent leur place dans la réalité? L'âme n'est pas prisonnière de notre corps ou de notre humanité, elle en a besoin pour rendre ses aspirations réelles!
Que tout cela était loin des notions acquises! Sacrifice, épuration, punition/récompense, karma, prédestination, acceptation, détachement, et tutti quanti! Tout cela m'est apparu soudainement comme étant totalement contraire à la Vie. Je ne vous dis pas qu'il m'a été facile de guérir de mes culpabilités, de sentir que tout le pouvoir résidait en moi, et que je possédais réellement ce potentiel de Joie profonde. Je vous dis seulement que je n'ai pas pu échapper à cet apprentissage. Et qu'alors, une longue route a commencée. À chaque étape, il m'a semblé que le chemin était plus léger, plus heureux, moins jonché d'obstacles et de vieilles misères. Ça ne veut pas dire que je ne me suis jamais retrouvée devant un précipice, ni que je n'ai pas eu à faire des détours pénibles. Je sais seulement, au plus profond de moi, quelle est la destination. Et plus j'en approche, sans chercher la perfection ou l'absolu, plus le voyage devient magnifique.
Et après le moment du passage?
Pas si simple de répondre à cette question... Ceux et celles qui ont témoigné d'EMI n'ont pas franchi la dernière limite puisqu'ils ont réintégré leur corps. Pourtant, plusieurs personnes se manifestent après leur mort définitive. J'ai vécu ma première expérience de contact avec une personne décédée j'avais un peu moins de 4 ans. J'étais hospitalisée, comme la majorité du temps d'ailleurs, et on m'avait placée en isolement stérile. Les gens qui pénétraient dans ma chambre étaient masqués, gantés, sauf un, que je ne voyais jamais entrer par la porte mais que j'apercevais assis sur mon lit. Il faisait des dessins avec son doigt sur la couverture, il me faisait des clins d'oeil et cela me portait à rire. J'ignorais son nom, mais mon père le connaissait. Il avait, selon ma description, reconnu son fils, décédé des années auparavant d'une méningite. Loin de me décourager dans ce contact, mon papa me demandait tous les jours des nouvelles de Fernando. À l'époque, je ne pouvais rien lui dire d'autre que si je l'avais vu ou non au cours de la journée. Ce n'est que bien plus tard que j'ai été en mesure de m'enquérir et de comprendre l'état dans lequel ceux qui avaient traversé le miroir se trouvaient.
Chaque cas est différent, bien entendu, mais j'ai pu établir, au fil des rencontres, qui se sont produites parfois de façon fortuite et parfois à la demande d'un proche, une série de constantes. Peu après la mort, tous semblent reprendre contact avec leur famille d'âme. Ensuite, ils doivent, tout comme ceux qui ont survécu à une EMI, entreprendre une démarche intérieure, la majorité du temps accompagné d'êtres, décédés eux aussi, qui m'apparaissent comme ayant choisi cette mission. Comme sur terre, ces "intervenants" ne sont pas tous totalement appropriés malgré leur bonne volonté. Par ailleurs, la majorité de ceux qui viennent de décéder ressentent un immense besoin de communiquer avec les êtres vivants qui leur sont chers, d'autant plus si leur mort a été subite et inattendue. Tant de choses restent à dire, à résoudre, à compléter. Quelques-uns ont la chance de trouver des moyens efficaces qui sont perçus clairement par les personnes concernées. D'autres se heurtent à la fermeture de leurs parents et amis qui ne croient pas que de tels contacts soient possibles ou qui ont trop peur pour se laisser approcher. D'autres encore, terrassés par leur chagrin, ne peuvent porter attention aux signes qui leur sont destinés. J'ai souvent observé qu'en pareils cas, la personne décédée se sent très seule et désorientée. Quoi qu'il en soit, après un certain temps, les réflexes d'interaction avec la matière s'estompent et les signes physiques de même, du moins, dans la majorité des cas. Les personnes qui étaient très attachés à leurs possessions matérielles ou qui portaient de grandes charges de colère semblent conserver la possibilité d'influencer la matière plus longtemps que les autres. De toute façon, le contact de l'esprit demeure généralement pendant de nombreuses années.
Une autre constante consiste dans la manifestation d'un lieu ou d'un environnement qui comporte plusieurs composantes de ce que la personne aimait. J'ai vu une grand-mère qui s'était reconstitué une cuisine où elle recevait autour d'une grande table. J'ai vu une jeune fille dans une roulotte remplie de dictionnaires qui s'amusait à peindre le ciel de toutes les couleurs. Plus récemment, j'ai vu un grand ami partir sur sa Harley avec d'autres motards décédés. Grâce à mon beau-père, mort en 1980, j'ai également pu explorer toutes sortes de pays et de cultures car il était passionné de voyages et de rencontres. Monsieur Martin m'a aussi expliqué le pouvoir de la pensée dans l'au-delà. D'après lui, tout se manifeste à une vitesse foudroyante, ce qui peut expliquer que certains se retrouvent piégés dans des expériences terrifiantes s'ils focalisent leur attention sur leurs peurs. Généralement, lorsqu'une telle chose se produit, une aide se manifeste rapidement, à la condition que la personne elle-même veuille bien l'accueillir. J'en ai conclu que la matière tridimensionnelle qui semble si lente à manifester nos désirs serait une sorte de protection contre ces fantasmes désagréables.
Enfin, quelques-uns conçoivent le désir de poursuivre l'expérience humaine et d'autres, d'explorer plus à fond les dimensions spirituelles. L'une et l'autre de ces options n'étant en rien considérées comme contradictoires.
Mes perceptions ont-elles été justes? Je l'ignore car il n'existe aucun moyen de les valider. Pourtant, la cohérence avec la personnalité et les goûts des personnes rencontrées dans l'autre monde et l'environnement ou les options qu'elles ont choisies me donnent à penser que cela est bien possible...

La mort comme un sommeil...
J'ai pu constater qu'il se passe vraiment beaucoup de choses dans cet autre monde, des choses qui peuvent laisser des souvenirs marquants et porteurs d'une grande nostalgie ("Un autre corps pour mon âme" de Michael Newton, Éditions de l'Homme, 1996). Or, puisqu'un échantillonnage très significatif de personnes ont pu témoigner de ces souvenirs auprès de l'auteur de cet excellent ouvrage, cela voudrait donc dire que l'âme choisit tôt ou tard de recréer une existence matérielle, chargée de mémoires ... de d'autres expériences vécues sur Terre ou dans l'au-delà.
Toute enfant, certainement parce que mon état de santé très précaire ne m'a pas permis de focaliser mon attention sur le moment présent, je me rappelais de certaines expériences, dont une particulièrement traumatisante. Mais ce n'était que des bribes, hors contexte. Je me disais que ces prétendus souvenirs n'étaient probablement que l'effet de mon imagination nourrie par des histoires chrétiennes horribles qui m'avaient été racontées: la passion du Christ, le bûcher de Jeanne d'Arc... Pourtant, vers l'âge de 28 ans, hantée par l'insistance de ces visions, j'ai fait une démarche sous hypnose pour m'en libérer. Retrouver la mémoire de l'ensemble de cette vie m'a effectivement permis de prendre une certaine distance et d'apaiser mes peurs en comprenant que ces faits étaient survenus dans un passé relativement lointain et que le contexte actuel n'était pas vraiment propice à leur répétition. Ouf! Par ailleurs, un élément surprenant venait mettre en doute la thèse de l'imaginaire: au cours de la transe sous hypnose pendant laquelle tout avait été enregistré, j'avais parlé un dialecte norvégien reconnu et daté ensuite par des experts aux alentours du XVème siècle. De toute évidence, je n'avais aucune idée de cette langue dans ma vie présente!
Par ailleurs, mon fils m'a fourni une preuve pour moi indiscutable de souvenirs d'une autre vie. Il avait beaucoup de mal à dormir et très souvent, il faisait un cauchemar, toujours le même, au cours duquel l'avion dans lequel il prenait place à titre de canonnier de tourelle était descendu par un autre, de couleur blanche et portant un grand point rouge. Quand il rêvait ainsi, il cherchait à arracher ses vêtements, il hurlait, et il était impossible de le réveiller. Au matin, il dessinait sans cesse les avions en question. Pourtant, personne dans la famille n'avait combattu pendant les deux guerres, et le sujet n'était que très exceptionnellement évoqué. Chez sa gardienne et à la maison, il n'était pas exposé à des émissions de télé autres que celles destinées aux enfants. D'où pouvait donc lui venir ses terreurs nocturnes? Le mystère fut résolu quand son père lui offrit un coffret de fiches relatives à tous les avions de guerre. Il reconnut aussitôt les avions qui peuplaient ses rêves. Celui dans lequel il prenait place avait été utilisé par l'armée italienne, alliée à Hitler et celui qui les avait canardés était un des modèles d'avion de la RAF. Du coup, cela expliquait une autre énigme: mon petit garçon comprenait l'italien et avait vraiment l'attitude galante et romantique des Italiens du milieu du siècle... Tout devenait clair et les nuits furent enfin paisibles à partir de cette découverte...
Beaucoup plus tard, j'ai pris conscience, un peu par hasard, qu'en prenant un objet dans mes mains, je pouvais, avec un minimum d'effort de concentration, littéralement voir se dérouler des images correspondantes à des mémoires récentes ou lointaines de la personne à qui appartenait cet objet. C'est ainsi qu'a commencé une aventure fascinante qui dure maintenant depuis 20 ans.
Au début, j'ai douté, croyant que ma grande imagination pouvait inventer des scénarii correspondants aux préoccupations de ceux et celles qui requéraient ces "lectures". Rapidement, j'ai du m'incliner devant une nouvelle évidence: les contextes historiques étaient réels et vérifiables, mais je n'en avais eu aucune connaissance avant d'en être témoin dans cet état légèrement modifié de conscience. Pa ailleurs, la précision avec laquelle ces expérience révélaient les croyances, les états d'âme et les circonstances émotionnelles dans la vie présente était - et est encore - fulgurante, 9.999 fois sur 10. En fait, sur plus de 5,000 cas, il n'est arrivé que 3 fois que la personne concernée ne voit pas de correspondance frappante avec son vécu. Cette statistique dépasse de loin l'ordre des probabilités... et des limites de l'imagination la plus fertile qui soit!
Ces "lectures" m'ont enseigné beaucoup de choses. La première et la plus importante est celle-ci: la mort ne serait qu'une sorte de sommeil dont on s'éveille avec tout notre bagage émotionnel, dans des circonstances propices à le réactiver.
Il y a fort peu de temps que l'humanité s'intéresse véritablement aux aspects psychologiques. Depuis Freud en fait, qui a été un pionner en la matière. Ses théories ne datent pourtant que de la fin du XIXème siècle. Et encore, il y a seulement 20 ans, consulter en psychothérapie était considéré comme une démarche réservée aux fous. C'est dire combien de traumatismes n'ont pas été récupérés et soignés depuis les derniers millénaires. Nos croyances, nos peurs, nos équations face à la vie proviennent pour une large part de ces traumatismes anciens. Par ailleurs, tout comme dans la vie présente il est possible de constater une suite de répétitions dans l'expérience, il en va de même d'une vie à l'autre. Les aspects non résolus se répètent, inlassablement, jusqu'à ce qu'enfin, nous en découvrions les véritables sources et que nous parvenions à prendre suffisamment de distance émotionnelle pour y trouver une solution.
Connaître le contexte à travers lequel nos émotions de fond ont pris naissance peut permettre de prendre cette distance pour les consoler et ensuite, les invalider dans l'expérience actuelle, ce qui, dans mon cas tout au moins, a fait immanquablement cesser l'incidence d'événements de réactivation.
Il ne serait donc pas question de karma, ce cycle de punitions/récompenses - à moins que ce ne soit sur des périodes tellement longues que le souvenir s'en est effacé - mais bien d'un besoin incontournable de résoudre et de compléter ce qui n'a pu l'être dans le passé. Ainsi, ce qui se manifeste d'une vie à l'autre correspondrait tout à fait à ce qui arrive dans celle-ci et serait en tout point conforme aux découvertes de la psychologie moderne.
Où serait donc la notion de justice amenée par la notion de karma? Bien franchement je l'ignore... Ce que je sais, c'et que les "entre deux vies" nous amènent à revoir en détail les circonstances et les gestes posés au cours de celle qui vient de s'achever. Pour certains, entrevoir les impacts de leurs actions devient une grande source de responsabilisation ou de culpabilité et de là, un puissant moteur de changement.
Pour d'autres, il n'en est rien car ils trouvent toutes les excuses du monde à leurs comportements et ainsi, ne ressentent pas le désir d'en changer. Des croyances profondément enracinées les maintiennent dans leurs justifications. Ceux qui sont dominés par la soif de pouvoir et l'orgueil sont ainsi beaucoup moins disposés que les autres à modifier ce qu'ils considèrent comme une stratégie gagnante: manipuler, utiliser la peur pour obtenir ce qu'ils désirent, escroquer, trahir, mentir et faire preuve de mauvaise foi... Pensons seulement aux bourreaux de l'époque Nazi, aux responsables de génocides plus récents. Démontrent-ils la moindre contrition? Étonnamment jamais: selon eux, leurs ordres et leurs agissements étaient justifiés par la raison d'état... Comme ces monstres trouvent toujours des victimes consentantes, pas encore consciente de leur propre responsabilité dans leurs souffrances, l'évolution peut attendre...
Par ailleurs, j'ai aussi compris que les êtres souffrants peuvent avoir attendu mille ans et plus entre deux mondes pour qu'enfin, quelqu'un qui vibre sur la même longueur d'onde les accueille et les apaise. Cela signifie donc que le passage dans la lumière n'est pas une issue évidente pour la majorité de ceux et celles qui nous ont précédés dans le temps!
Mais s'agit-il réellement de vies antérieures? À mon point de vue, pas comme on nous l'a présenté. L'âme ne voyagerait pas d'un corps d'ans l'autre comme on change de voiture. J'ai plutôt perçu qu'elle crée une autre forme, selon une image de référence assez constante et le bagage acquis, permettant ainsi à chaque être de demeurer unique et en soi, éternel.
Ma réflexion, je le sais, peut paraître non conforme aux enseignements des grands maîtres. En effet, elle n'a de référence que les constats effectués sur plus de trois décennies. Cela n'en fait pas la réalité absolue, mais à mon sens une piste intéressante pour nourrir une recherche hors des sentiers battus, ceux-là même qui donnent espoir en la Vie.
Solange Pelland, août 2009
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