Redéfinir les paradigmes pour franchir 2012
De très nombreux aspects du cheminement individuel et collectif laissent présager la réalisation des sombres prédictions relatives à 2012. Les signes sont présents: accroissement de la détresse psychologique et de la violence gratuite, changements climatiques, activité sismique et volcanique à la hausse, crise alimentaire, financière et économique et politique. risques nucléaires... Nous avons le choix de nous laisser envahir par un sentiment de fatalité ou de devenir les acteurs d'un des plus grands moments de l'histoire humaine.
En effet, le calendrier Maya annonce, pour 2012, le début du 5ème monde, une ère de collaboration et d'équilibre, après que l'accélération du temps ait réussi à faire parvenir la conscience humaine à un second palier d'évolution. Combien il serait absurde de voir la vie disparaître sur terre, juste au moment de l'émergence d'un ouverture nouvelle et d'un réel espoir...
Est-ce que les tendances spirituelles du temps présent contribuent à cette émergence? Je me permets d'émettre certains doutes... Quand la peur est présente, il peut être normal de souhaiter s'évader, que ce soit par l'ascension ou grâce à un quelconque vaisseau venu de l'espace. Pourtant, cette option comporte un certain risque de démobilisation par rapport à l'avenir, et c'est sans parler de la déception probable... Je me demande comment il est possible de générer un groupe "d'élus" tout en privilégiant le retour au Tout, cet élan d'unité et de collaboration suggéré par nos âmes autant que par l'esprit des Mayas... Peut-être faut-il ces élus pour parvenir à cette réunification? Possible...
Ce dont je suis certaine, c'est que les fameuses prédictions d'une fin du monde prochaine, si elles correspondent à un désir conscient ou inconscient de voir notre monde retrouver sa pureté après un grand nettoyage, constituent également un égrégore puissant. Une forme-pensée d'ailleurs instrumentalisée par des groupes d'intérêts, qui tendent à nous préparer, par de la propagande perverse distillée de manière subtile, à l'Apocalypse - et donc de nous amener à accepter une guerre nucléaire totale ou toute autre forme de combat susceptible de décimer des populations tout en contribuant à l'enrichissement ou la suprématie de certains aux dépends des autres. Ces groupes d'intérêt diffusent également une pensée de statu quo en nous amenant à craindre l'établissement d'un "nouvel ordre mondial" permettant de créer une harmonisation des intérêts de tous les peuples... Et pourtant, n'est-ce pas là une des aspiration les plus pures de l'humanité? Il est selon moi plus nécessaire que jamais de prendre garde aux idées toutes faites qui inversent la réalité et nos pulsions profondes.
Pour ma part, je choisis l'espoir, la pensée libre et critique, en ne participant pas à la peur et donc à la longueur d'onde susceptible de provoquer des cataclysmes. Je préfère participer, à ma façon et selon mes moyens, à l'avènement de ce monde meilleur qui nous a été prédit.
Faut-il la destruction pour cela? Je n'y crois pas. En effet, la destruction dont tant de gens parlent nous ramènerait à une conscience primitive, basée sur la lutte pour la survie. Pourtant, les Mayas et les autres grands maîtres des premiers peuples font plutôt état d'un bond dans la conscience humaine. Et la condition fondamentale à cette évolution réside dans la sécurité, un certain niveau de confort, l'éducation et la participation. Il n'y a qu'à constater les résultats de l'absence de ces éléments dans des régions du globe touchées par la pauvreté, la famine ou l'analphabétisme pour s'en rendre compte. S'il est vrai que la surconsommation endort la conscience, le manque de tout y parvient encore plus rapidement!
Nous sommes les porteurs du 5ème Monde
Notre époque nous interpelle plus que jamais à des changements nécessaires et urgents. En ce qui me concerne, je crois fermement que nous devrions, entre autres, encourager les percées de la science et de la technologie en matière d'énergie propre et de développement durable. Nous adapter à penser en terme de globalité pour qu'il y ait enfin un partage plus équitable de la richesse. Nous élever contre la violence faite aux femmes et aux enfants. Nous dresser contre la manipulation des corporations pharmaceutiques et alimentaires. Nous opposer à la déforestation, à la monoculture et au gaspillage de l'eau potable. Repenser les modèles économiques basés exclusivement sur la croissance des profits. Nous attaquer finalement aux vrais problèmes car l'histoire nous enseigne qu'aucun pouvoir ne peut indéfiniment résister à la pression exercée par un mouvement de conscience partagé par le plus grand nombre. Si nous ne pouvons pas grand chose face aux bouleversements de la Terre elle-même, nous pouvons modifier les vibrations (longueurs d'ondes) qui l'influencent et la perturbent.
Et voilà qu'un autre élément m'attriste et me déconcerte: les personnes sensibles et éveillées spirituellement semblent de plus en plus bouder l'information. Bien sûr, les médias adoptent parfois des tengeantes douteuses. Ce n'est pourtant pas une raison pour privilégier l'ignorance sous prétexte que la réalité nous dérange ou qu'elle nous est présentée de manière négative et sensationaliste. Si les gens de conscience se désintéressent de l'actualité, qui donc ira voter ou exercer des droits citoyens? C'est peut-être la raison pour laquelle nous sommes devenus ciniques envers nos gouvernements... À laisser faire, nous nous retrouvons avec des dirigeants qui ne représentent pas du tout la poussée de conscience qui est déjà présente. Et les longueurs d'ondes néfastes et négatives s'amplifient.
À mon sens, s'il existe un risque réel en 2012, c'est bien celui de la polarisation des croyances - d'ailleurs toutes créées par l'homme et toujours biaisées par la culture et le contexte historique - qui tendent à nous diviser et à nous faire retourner à une conscience sectaire primitive qui dit que ceux qui ne font pas partie de mon clan (social, religieux ou spirituel) ne sont pas humains... Si l'évolution de la conscience ne nous rend pas meilleurs et plus accueillants les uns aux autres, il y a selon moi de grandes questions à se poser. Le risque réel est donc bien celui de rater l'opportunité qui nous est enfin donnée de s'unir, de créer, de résoudre les questions laissées en suspens depuis des millénaires.
Nous ne sommes ni isolés ni impuissants. Nous sommes à l'heure d'un choix délibéré pour inspirer ceux qui le peuvent à redéfinir rapidement les bases sur lesquelles fonctionne notre monde. Rappelez-vous, pour réaliser n'importe quel changement, la masse critique qui fait pencher la balance n'est que de 12,5%!